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LES FACTEURS DE PERFORMANCE
Que
ce soit pour le golf ou pour toute autre discipline sportive, il y a,
bien entendu, un tas de facteurs qui peuvent contribuer à influencer les
performances. En ce qui concerne les golfeurs, certains de ces facteurs
sont directement reliés à la personne, tandis que d'autres sont
considérés comme étant « extérieurs ». Parmi ces derniers nous pouvons
retrouver les caractéristiques du parcours, les conditions climatiques,
les particularités du matériel utilisé, le ou les entraîneurs, le
caddie, les partenaires de jeu, les spectateurs, la famille et bien
d'autres. En ce qui a trait aux facteurs reliés à la personne, ils sont
presque infinis et peuvent être subdivisés en 3 grandes catégories :
PHYSIQUE, MENTAL et TECHNIQUE.
PHYSIQUE : Taille, dimension des
segments, composition corporelle, propriétés musculaires, système
nerveux central…
MENTAL : Concentration,
visualisation, motivation, niveau de confiance, gestion du stress,
analyse du terrain, stratégie de jeu…
TECHNIQUE : La prise du club,
posture, alignement du corps et du club, position de la balle et
tous les éléments relatifs à la dynamique du mouvement.
Le
but ici n'est pas de faire une liste complète de tous les facteurs qui
peuvent avoir une influence sur la performance, mais plutôt de réaliser
qu'ils sont nombreux à jouer un rôle (plus ou moins important) sur les
résultats produits. Soyez assurés qu'en ce moment, à travers le monde,
il y a des spécialistes de tous les domaines qui font des recherches
dans les universités, les laboratoires, les industries, sur le terrain
ou encore tout autre endroit afin de tenter de repousser les limites
actuelles.
Tout comme le dirait mon ami Dave, il ne
serait pas très utile d'envoyer votre balle tout droit à plus de 300
yards, si vous vous retrouvez au départ d'un par 3 qui n'en
mesure que 160. Tous les facteurs ont leur importance, même ceux
qui peuvent sembler négligeables à première vue. Il serait cependant
impossible d'attribuer un pourcentage de contribution exact pour chacun
de ceux-ci, surtout qu'ils sont souvent reliés les uns aux autres d'une
manière plutôt complexe. Enfin, les opinions peuvent être très partagées
sur le sujet. Lorsque par exemple certains affirment que 90 % de la
performance au golf provient de la partie mentale, j'estime opportun
d'apporter certaines nuances. J'admettrais volontiers qu'un golfeur
professionnel qui s'est entraîné plusieurs années afin de mettre en
place un swing solide et répétitif, pourrait désormais jouer sans
trop se soucier de l'exécution de son mouvement. Par contre, lorsque le
temps serait venu d'analyser les facteurs de performance de ce golfeur,
on ne pourrait faire abstraction du fait qu'il ait par le passé,
justement mis tant d'efforts afin d'acquérir une technique aussi
efficace.
Je
ne pourrais également pas adhérer à la théorie qui dit que 90 % des
fautes du swing proviennent de la position à l'adresse. Soyez-en
certains, je reconnais les effets que cette dernière peut engendrer sur
la suite des événements, et d'aucune façon je ne cherche à diminuer son
importance. Par exemple, des épaules ouvertes à l'adresse (orientées à
la gauche de la cible) auraient tendance à provoquer un swing « extérieur-intérieur ».
Un grip fort (les mains tournées vers la droite) encouragerait
une trajectoire de balle de droite vers la gauche. Par contre, je ne
pourrais tout simplement pas me résoudre à minimiser l'importance du
mouvement proprement dit. En principe, une certaine position à
l'adresse, qu'elle soit bonne ou mauvaise, devrait coup après coup
engendrer les mêmes conséquences (si le mouvement reste identique). Trop
souvent j'ai pu observer des golfeurs débutants, qui, sensiblement à
partir de la même position à l'adresse, possédaient pourtant un
répertoire de trajectoires de balles incroyablement varié. Trop souvent
j'ai pu observer de très bons joueurs, qui, sensiblement à partir de la
même position à l'adresse, avaient pourtant pu produire des coups qui
s'étaient logés aux antipodes. Même pour les golfeurs professionnels de
1er rang, si peu souvent soit-il, lorsqu'ils leur arrivent
d'égarer une balle à droite ou à gauche, il est fort à parier que ce
n'est pas simplement le résultat d'une mauvaise position à l'adresse et
que le mouvement soit en cause. Bref, trop souvent j'ai fait des
constatations qui m'ont poussé à conclure que la majorité des problèmes
de swing des golfeurs se situait bien… dans le swing.
Les
golfeurs professionnels de circuit possèdent tous un swing
suffisamment performant, qui leur permet de frapper assez bien la balle
pour pouvoir être compétitif à ce haut niveau. Plus précisément vous
remarquerez que ces golfeurs effectuent tous une certaine rotation du
corps tant au backswing qu'au downswing, qu'ils approchent
tous la zone d'impact avec des poignets encore armés, et qu'aucun ne
termine son mouvement tout en gardant son poids sur la jambe arrière.
Par contre, ils n'utilisent pas tous une technique identique et
inévitablement, certains disposent d'un meilleur swing que
d'autres. Il est vrai que dans l'histoire du golf professionnel, les
joueurs réputés pour avoir les meilleurs swings n'ont pas
toujours été ceux qui ont remporté le plus de compétitions. Ceci
démontre bien l'importance des autres facteurs de performance
(particulièrement lorsque les niveaux techniques des compétiteurs sont
comparables). Il est arrivé, par exemple, que le « meilleur homme » ait
eu raison de la « meilleure technique ». Toutefois, il est évident que
le « meilleur homme » serait encore plus redoutable, s'il possédait en
même temps la « meilleure technique ».
Mes premières études universitaires en
éducation physique incluaient une spécialité en conditionnement
physique. Mes secondes me permettraient d'œuvrer en tant que psychologue
du sport. Enfin, le seul métier que j'ai vraiment exercé a été
d'enseigner le golf, et principalement la technique de jeu. Je serais
très mal placé pour affirmer que certains facteurs méritent d'être
négligés
et je suis persuadé que tous les golfeurs pourraient arriver à améliorer
leurs performances en s'appliquant à améliorer le côté physique, mental
ou technique de leur jeu. Cependant, mes expériences dans le domaine
m'ont convaincu que le problème majeur, qui généralement limite le plus
la progression des golfeurs amateurs, se situe bien au niveau de la
technique de jeu et plus précisément de la dynamique du mouvement. Un
golfeur qui éprouve des difficultés avec ses frappes de balles pourrait
sans aucun doute profiter d'un équipement plus adéquat, suivre un régime
alimentaire approprié, exécuter des exercices physiques spécifiques,
consulter un psychologue du sport et même corriger la position de sa
prise du club. Mais tant et aussi longtemps qu'il approchera la
zone d'impact avec des poignets qui sont déjà désarmés ou qu'il
conservera tout autre faute majeure dans son swing, il ne fera
qu'éviter d'affronter le véritable problème.
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